MAX

Octobre 2002

C'est la star ( ACADEMY ) de l'année. 500 000 Albums et 650 000 singles

vendus. Conçue " Au soleil " et allongée dans sa chambre à Miami, Jenifer,

fille cool, un peu garçon manqué, parle de son actu Choc et des dix-neuf

premières années de sa vie.

 

 

  Max : Alors, Jenifer, ça commence quand ?

  Jenifer : Ca commence le 15 novembre 1982, à la clinique Mozart, à 9h20 ou 8h35, je ne sais plus trop. Je peux

  téléphoner à ma mère, si vous voulez...

  

  Max : Non, c'est pas la peine. Tes parents attendaient une fille ou un garçon ?

  Jenifer : Une fille. Je devais m'appeler Lesly, mais au dernier moment, c'est devenu Jenifer. C'est ma tante

  Corinne qui a choisi. Je ne me suis pas  appelé Lesly à cause de la chienne de ma tante qui s'appelait Lexly. Ca 

   ressemblai trop...

  Max : Donc, tu es née à Nice, tu vivais à Nice, mais où exactement ?

  Jenifer : Dans un appartement, chez mes parents; au départ on était au rez-de-chaussée.

  

  Max : La couleur de ton papier peint dans ta chambre ?

  Jenifer :  Dans ma première chambre, il était rose. Comme la moquette. et j'adorais mon lit. Il était surélevé et il

  fallait grimper sur une échelle. Et, sous mon lit, je m'étais fait ma cabane. Avec des paroles de chansons que 

  j'accrochais.

 

  Max : Ton premier jouet ?

  Jenifer : Je jouais souvent avec des cornets de glace, que j'appelais "micro" J'avais aussi un lapin couleur

  saumon, que j'ai toujours.

  

  Max : Tu affichais des posters ?

  Jenifer : Non, jamais. Par contre, j'achetais des magazines avec des paroles de chansons à la fin. Parfois je

  rentrais dans la librairie, j'arrachais les pages et je me cassais ...

  

  Max : Il paraît que tu t'es fait choper un jour en train de voler des vêtements, c'est vrai ?

  Jenifer : Oui, j'avais 14 ans. 

   

   Max: La réaction de tes parents ?

  Jenifer : Mon père ne l'a pas su, parce qu'il était au Gabon à ce moment-là.

   

   Max: Et la réaction de ta mère ?

  Jenifer : Quand la police ramène votre fille avec des menottes à la maison, c'est grave. Surtout que j'ai eu une

  éducation formidable et que je n'ai jamais manqué de rien.

 

  Max: Tu regrettes ? 

  Jenifer : Non. Je sais que ce n'est pas bien, mais ce vol m'a mis du plomb dans la tête et appris la valeur de

  l'argent. J'avais volé pour mon petit frère. Je me suis fait choper chez Lacoste. Ils ont bloqué les portes. En fait

  c'était avec des cartes de crédits, je me faisais passer pour une espagnole ....

  

  Max: C'était une vrai arnaque ?

  Jenifer : J'avais des potes qui arrachaient les sacs, on récupèrait les cartes et moi, comme une conne, alors que je

  n'étais pas une racaille, il m'en fallait toujours plus. Même si je gagnais un peu d'argent en vendant des beignets

  en Corse. En fait, je volais pour faire des cadeaux, parce que j'adore ça.

  MAx : Prendre des risques aussi ?

  Jenifer : Oui, carrément; Ca m'excitait. J'avais l'impression d'être forte. Et puis, résultat des courses, j'ai dormi

  dans un cachot et ma mère a dit à la police " pour que ça lui serve de leçon, gardez-la ". Elle est venue me

  chercher un peu plus tard.

  Max : Mais c'était plus un dérapage, ton entrée dans la petite délinquance ?

  Jenifer : C'est vrai que j'ai fait plein de conneries, mais dont je n'ai pas forcément envie de parler... Ce que je

  peux dire, c'est que je n'ai pas de casier judiciaire.

  

  Max : OK, on passe à autre chose, ton premier mauvais souvenir d'école ?

  Jenifer : On préparait la kermesse et je devais monter un spectacle avec des filles. J'étais en CM1. J'ai proposé à

  2 filles de le faire avec moi. Et, une fois que tout a été prêt, elles m'ont dit : Finalement, on va pas le faire avec

  toi, on a pris virginie. J'ai vécu ça comme une trahison. Comme j'étais assez impulsive, j'ai mis une claque à

  l'une d'entre elles. J'ai toujours eu du mal à m'entendre avec les nanas.

  Max : Pourquoi ?

  Jenifer : Elles te plantent toujours un couteau dans le dos. Mais j'ai une très bonne amie à Nice. Elle s'appelle

  Stéphanie. Elle peut compter sur moi, je peux compter sur elle, il n'y aucune jalousie enter nous . c'est ma seule

  vrai confidente.

 

  Max : tu ne serais pas un peu garçon manqué ? tu piques des fringues chez Lacoste, tu files des beignes à des

  filles qui t'ont fait des sales coups... C'est un truc que tu revendiques ?

  Jenifer : Je suis franche. Je n'étais pas assez diplomate, j'ai appris à le devenir

  

  Max : Ta première cigarette ?

  Jenifer : C'était dans les toilettes du collège, avec les troisième. Je voulais faire la grande, mais ça me faisait

  peur pour ma voix. A l'époque, je chantais déjà beaucoup.

 

  Max : C'était déjà ta passion ?

  Jenifer : Oui, depuis toujours. C'est ce qui me faisait aller de l'avant. Quand ça n'allait pas, je m'enfermais dans

  ma chambre et je chantais. Je le fais aussi quand je sus très nerveuse.

  

  Max : Comment tu fais dans ces moments-là ? tu prends des antidépresseurs ou tu fais du yoga ?

  Jenifer : Je n'ai jamais touché à ça, je mets de la musique à fond, je fais le ménage, je passe l'aspirateur, je

  déplace les meubles. Il faut que je m'occupe, Plus jeune, ce que j'adorais aussi, c'était chanter dans mes toilettes,

  parce  que ça résonnait dans tout le bâtiment.

 

  Max : Et jamais sous la douche ?

  Jenifer : Si, je chante dans mon bain, mais c'est vrai que je chante particulièrement aux toilettes.

 

  Max : Quel répertoire ?

  Jenifer : Des vieux Whitney Houston, Aretha Franklin, Michael Jackson,Richard Cocciante, Charles Aznavour,

  Edith Piaf, Céline Dion et Stevie Wonder. Pour moi, c'est le roi des rois.

 

  Max : Tu as la bougeotte ?

  Jenifer : Grave. J'ai découvert les Etats-Unis que j'ai adorés, surtout Miami et New York. J'adore la France

  aussi, mais j'ai une passion pour l'Afrique Mon père bossait là et j'y allait pendant les vacances, au Gabon et au

  Congo. Je suis vraiment attirée par la culture africaine, les fringues, les tissus. J'ai des petits cousins métis.

 

  Max : Et tu vas t'installer à Paris ?

  Jenifer : Je suis bien obligée d'avoi un pied-à-terre. C'est là que tout se passe

 

  Max : Tu vas l'acheter ?

  Jenifer : Non, je vais le louer. J'ai touché un million d'euros d'avance, mais  j'ai bien conscience que ça peut

  s'arrêter du jour au lendemain. Je vais tout faire pour que ça dure. Je vais bosser

 

  Max : Ton premier baiser ?

  Jenifer : C'était en classe de neige, en cinquième, avec un..., non, la première fois, c'était avec Brice.

 

  Max : Il était brun ou blond ?

  Jenifer : Brun, c'est ce que je préfère. Mais je peux flasher sur un blond. Peu importe sa couleur de cheveux ou

  son physique. Quand tu as le feeling... Enfin, il y a un minimum. Un mec qu fait du catch, ça ne me branche pas

  du tout, un mec qui fait du body-building non plus .Sinon, comme petit copain, il y a eu Romaric au collège,

  mon premier vrai baiser en classe de neige. C'était sur un slow, Le roi lion, interprété par Elton John. On était

  super amoureux, mais ce petit con est sorti avec une copine ne même temps. J'ai cassé, je suis allée trouver la

  fille, j'y suis allée sévère et ....

 

  Max : Tu lui as mis une beigne ?

  Jenifer : Oui.

 

  Max : Encore ?

  Jenifer : Oui, mais elle m'avait vraiment prise pour une conne.

 

  Max : Pourquoi, une beigne à la fille et pas au mec ?

  Jenifer : Lui, je lui ai tout dit, je l'ai humilié. Il m'a supplié de reprendre avec lui... Il écrivait des mots sur les

  tables. J'ai résisté, parce que je l'aimais bien .

 

  Max : Et quelle tête il fait aujourd'hui devant sa télé ?

  Jenifer : J'en sais rien, il a changé de collège.

 

  Max : Selon toi, combien de temps faut-il pour faire cuire un oeuf dur ?

  Jenifer : 3 minutes... non, c'est plus ? je les préfère mollets et je ne fais jamais d'oeufs durs .

 

  Max : Tu penses qu'on ne peut pas faire d'omelettes sans casser d'oeufs ?

  Jenifer : ( rires ) Je ne sais pas... oui, évidemment

 

  Max : Sais-tu cuisiner ? si oui, quel est le plat que tu préfères réaliser ?

  Jenifer : Le couscous .

 

  Max : tu le fais comment ?

  Jenifer : je fais la graine moi-même, je fais bouillir mes légumes, griller mes merguez....

 

  Max : Et c'est quoi ton conseil " couscous " ?

  Jenifer : Il faut appeler ma grand-mère.

 

  Max : As-tu déjà réaliser un strip-tease à tes petits amis ?

  Jenifer : Oui, c'était plutôt rigolo, c'était pas super hot. C'était un pote homo, C'était juste pour l'allumer.

 

  Max : Est-ce que tu as déjà lu le Kama-sutra ?

  Jenifer : Non, mais je sais ce que c'est .

 

  Max : As-tu déjà vu un film X ?

  Jenifer : Oui, c'est une très bonne anecdote. C'était chez mon oncle, à Cagnes-sur-mer, avec ma cousine. On

  avait 12 ans, on fumait des mégots sur le balcon du 14e étage. On faisait vraiment n'importe quoi... Bref, on

  tombe sur une cassette vierge et on voit couilles en feu. Super. On n'est pas pudiques dans la famille, mais ma

  réaction a été < bahhh...>. J'ai dit : Je ne coucherai jamais avec un mec, je trouve ça dégueulasse. On l'a pas

  regardé en entier.

 

  Max : Est-ce que tu aimes le foot ?

  Jenifer : Oui, j'aime les grands matchs, mais je ne peux pas vous donner d'infos sur le championnat. Par contre,

  quand j'étais petite, je m'enfermais dans la chambre de mon frère qui était vraiment Le fan. Il y avait des posters

  partout avec des stades, des joueurs. Et comme il y avait la chaîne hi-fi dans sa chambre, je prenais mon cornet

  ou ma brosse et je me  mettais au milieu, je fermais les yeux et je m'imaginais dans un stade. J'avais vu Céline

  Dion chanter pendant les jeux olympiques, et ça me faisait rêver de jouer dans un stade, ça me faisait kiffer.