DREAM'UP

Septembre / Octobre 2002

En une petite année seulement, Jenifer est passée brutalement du statut

de simple anonyme à celui de star reclamée et adulé par tous. A l'occasion

de ce premier anniversaire, la chanteuse a tenu à explorer les thèmes qui

dévoilent sa véritable personnalité...

 

 

  Dream'up : Quels souvenirs gardes-tu de ton enfance

  Jenifer : J'ai gardé de cette époque une vision idéale, car elle symbolise les plus beaux moments de ma vie.

  C'était le temps où nous vivions tous ensemble en Corse, près de Bastia. Mon père, Michel, n'avait pas encore

  perdu son emploi de cadre commercial et ma mère, Christine, toujours de bonne humeur, passait ses journées à

  fredonner les airs d' I Muvrini, le célèbre groupe corse. Très souvent, le week-end, elle organisait des karaokés

  après le diner et avec Jonathan, mon petit frère, nous faisions des duos fantastiques Lorsque leurs amis dînaient

  à la maison, ils avaient systématiquement droit au plus grands classique de notre répertoire : En rouge et noir de

  Jeanne Mas.

  

  Dream'up : Au lycée, quelle était ta réputation ?

  Jenifer : Auprès de mes camarades, j'étais très appréciée, car je dépensais toute mon énergie à régler leurs

  problèmes de coeur. Au lycée Guillaume Appolinaire de Nice, on m'avait même surnommée " la conseillère ".

  Le proviseur aurait préfèré que je garde ma vivacité pour les cours de mathématiques et de géographie, mais il

  n'y a rien eu à faire, je n'ai pas franchi le cap de la seconde. J'étais beaucoup trop dissipée pour rester 

  concentrée. D'une manière générale, jen'ai jamais réussi à tenir en place et à contrôler mon impulsivité. A la

  cantine, j'étais de celles qui doublaient systématiquement dans la queue. Je m'acharnais aussi volontiers sur les 

  distributeurs de barres chocolatées qui tardaient à me servir !

  Dream'up : Tes parents t'accordaient-ils une grande liberté ?

  Jenifer : Ils ont vite compris qu'avec un caractère fougueux comme le mien les interdits me pousseraient à

  commettre les pires folies (rires)! Néanmoins, ils n'auraient pas accepté qu'à 14 ans, je chante dans les bars de

  nuit de la côte niçoise. C'est pourquoi, lorsque j'ai commencé mon activité nocturne je mentais à ma mère en

  prétexant de dormir chez une copine. Mon scénario était très au point: je lui laissais le numéro de téléphone de

  la prétendue copine et, lorsqu'elle appelait, elle tombait sur la patronne du bar, complice du mensonge... En

  découvrant le pot aux roses; ma mère ne m'a pas punie, elle m'a seulement reproché de lui mentir. A cette

  époque, mon père était parti chercher du travail au Gabon et nous avions besoin d'être solidaires l'une envers

  l'autre.

  

   Dream'up : Avec le succès, tes proches te voient-ils d'un oeil différent ?

  Jenifer :  Ma famille et mes amis m'ont toujours connue en train de chanter Aussi, pour eux, je ne fais rien

  d'extraordinaire; j'exerce simplement le métier de mes rêves. Mes parents continuent de me traiter comme leur

  petite fille, même si je sens mon père parfois gêné par l'argent que je gagne. Cet été, je me suis fait plaisir en

  emmenant tout mon petit monde, parents et amis ( malik et émilie ) passer deux semaines idylliques aux Antilles,

  dans un hôtel luxueux de Saint Barthelemy, l'Ile-de-France. Tous ces moments magiques vécus au bord de la

  plage des Caraïbes, mon père souhaitait tellement nous les offrir un jour....

 

  Dream'up : A quelles occasions peux-tu te montrer de mauvaise compagnie ?

  Jenifer : Tous ceux qui me connaissent s'accordent à dire que je suis très mauvaise perdante (rires). Quand je

  joue, c'est pour gagner ! Star Academy en donne d'ailleurs la preuve; j'ai dû me battre comme une lionne et 

  travailler  dur pour sortir victorieuse. On me dit également très obstinée et ça peut parfois agacer certaines

  personnes. Je me souviens, lorsque j'aidais ma tante Corinne à vendre des beignets aux touristes sur les plages

  de Nice j'y mettais une telle insistance que bien souvent, ils m'en achetait uniquement pour se débarrasser de

  moi (rires).

  

    Dream'up : En amour, quel genre de femme es-tu ?

  Jenifer : Lorsque j'aime vraiment, je suis possessive te d'une incroyable jalousie. Il y a quelque temps, alors que

  j'étais terriblement amoureuse, je soupçonnais mon petit ami d'avoir d'autres flirts. Il refusait néanmoins de le

  reconnaître, alors, un soir, j'ai escaladé le mur qui menait au balcon de son appartement dans l'espoir de le

  pièger. J'ai attendu des heures dans le froid, jusqu'à ce qu'il rentre au petit matin. Il avait effectivement passé la

  nuit chez une autre... Aujourd'hui, j'en ris, mais à l'époque, c'était horriblement douloureux. Chez moi, les

  sentiments sont toujours passionnels, et par amour, je me sens capable des pires excès...

   

   Dream'up : Te souviens-tu d'une soirée particulièrement romantique ?

  Jenifer : L'année de mes 17 ans, mon petit ami m'a fait vivre une journée digne des plus belles romances

  Hollywoodiennes. Au bord d'une très belle plage de Corse, il a loué un bungalow pour le week-end. A mon

  arrivée un magnifique bouquet de fleurs m'attendait sur le rebord de la fenêtre. Après avoir passé une journée de

  farniente au soleil, nous sommes allés dîner aux chandelles dans un très bon restaurant, en rentrant, nous nous

  sommes assis sur la plage, blottis l'un contre l'autre, pour regarder la lune. C'était un moment tout simple, mais

  un moment de bonheur intense...

   

   Dream'up : Que ressens-tu à l'idée d'être aimée par des millions de fans ?

  Jenifer : Je suis très fière d'avoir réussi à conquérir le coeur en restant fidèle à moi-même. Mon manager, Frank

  Véron, est d'ailleurs toujours étonné de voir la gentillesse des fans à mon égard. Ils ne me dévisagent pas comme

  une star intouchable. Au contraire, ils me traitent comme une grande soeur ou une copine, et ça me plait. En

  fait, la célébrité n'a pas transformé mes bonnes vieilles habitudes (rires). Même lors de mon dernier shopping à 

  New York cet été, j'ai boudé les boutiques branchées du quartier de Soho pour dévaliser un magasin H&M

  beaucoup plus accessible...

   

   Dream'up : Te sens-tu parfois traquée par les paparazzis ?

  Jenifer : Au départ, lorsque des photographes tentaient de me suivre dans l'espoir d'obtenir quelques clichés

  insolites, j'étais plutôt flattée. Néanmoins avec le temps, je redoute leur indiscrétion. Du coup, il y a certaines

  choses que je n'ose plus faire, comme me faire bronzer les seins nus, par exemple. Même à l'autre bout du monde,

  sur les plages des Antilles ! Une seule photo mal interprètée pourrait me faire passée pour une fille de petite

  vertu et salir mon image aux yeux du public.

   

   Dream'up : Ton escapade estivale à New York était-elle professionnelle ?

  Jenifer : Après m'être reposée quelques jours à Miami, mon manager m'a  proposé un petit séjour à New York

  afin de faire quelques séances photos. La proposition était très alléchante puisque celles-ci étaient  organisées

  au Waldorf Astoria, un des plus grands palaces du quartier de Manhattan. Une fois sur place, le planning m'a 

  laissé suffisament de temps libre pour  partir tranquillement à la découverte de la ville. J'en ai également profité

  pour réaliser certains petits fantasmes nourris par les films américains; comme une visite de la ville en

  limousine ou une traversée de central park en rollers!  

   

   Dream'up : As-tu trouvé les garçons américains particulièrement séduisants ?

  Jenifer : J'ai été très frappé par les corps d'athlètes des américains (rires) En France, les hommes musclés ne

  courent pas les rues. Et lorsqu'on en croise un, on s'arrête pour le regarder. Aux Etats-Unis, au contraire, ils

  sont tous bâtis comme des dieux. Je les ai donc trouvés très impressionants, sans pour autant craquer pour l'un

  d'entre eux. Pour qu'un homme me plaise, il ne doit pas simplement avoir de beaux pectoraux, il faut aussi qu'il

  ait du charisme, si en plus il est brun aux yeux noirs, alors là, je succombe...

  

  Dream'up : Quelle place ta vie laisse-t-elle aujourd'hui à l'amour ?

  Jenifer : Pour l'instant, seule ma carrière m'intéresse et je ne cherche pas à rencontrer le grand frisson; je n'ai ni

  le temps ni l'envie. Ce qui ne veut pas dire que je ne m'accorde pas quelques amourettes, comme ça au passage...

  si dans dix ans, je n'ai toujours pas trouvé l'homme de ma vie, je commencerai peut-être à me poser des

  questions. En attendant, mon plus grand plaisir  reste la scène, et le 15 novembre prochain, c'est avec le public

  lyonnais que je fêterai mes 20 ans.